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Mentalisme

2 exercices au quotidien pour améliorer votre empathie au quotidien

L’empathie est une capacité passive qui frôle le don : on ne travaille pas vraiment son empathie mais on devient empathique naturellement, sans vraiment savoir pourquoi (pour ceux qui prennent le train en marche, cliquez-ici pour avoir un petit rappel sur ce qu’est l’empathie).

Pour ma part, je pense être devenu très empathique à partir du jour où j’observais les gens autour de moi et que je m’amusais à les décrypter : qui sont-ils, comment sont-ils habillés, où vont-ils, dans quelle humeur sont-ils ?

Petit à petit, au fur et à mesure du temps, mon empathie naturelle a progressé. Dans certaines situations, l’empathie est un gros défaut : on ressent des choses que l’on préférerait ne pas ressentir comme une gêne, un malaise, un pincement au coeur en voyant quelqu’un de malheureux. Mais plus globalement, l’empathie permet surtout de mieux détecter le mensonge, la colère, l’ennui chez ses interlocuteurs. C’est très utile.

Aujourd’hui, je vous propose 2 exercices qui vous aideront à travailler votre empathie et à booster votre ressenti émotionnel.

1- Projetez-vous et pensez à voix haute

L’empathie peut être vue comme un pouvoir magique : celui de voyager dans la tête des gens pour ressentir leurs émotions. L’idée de cet exercice est la suivante : lorsque vous êtes avec quelqu’un, essayez de vous projeter dans son corps pour vivre la situation à sa place. Mais ce n’est pas tout : pour que l’exercice se concrétise, pensez à voix haute à tout ce que vous inspire la situation d’un point de vue émotionnel. Par “penser à voix haute”, je veux dire que vous devez penser dans votre tête à chaque phrase qui vous passe par l’esprit comme si vous la disiez réellement. On a tendance à toujours penser très vite sans ordonner nos idées. Dans cet exercice, forcez-vous à penser à voix haute. Si vous ne prenez pas le temps de construire vos pensées, l’exercice ne sert à rien. Vous ne concrétiserez aucune forme d’empathie.

Exemple. Votre compagne téléphone à sa mère : elle est dans la même pièce que vous et la discussion s’échauffe un peu. Observez-la et mettez vous à sa place. Vous êtes elle. Maintenant, pensez à voix haute à toutes les émotions qui émanent d’elle. Vos réponses doivent coïncider avec ses mimiques, avec son humeur, avec ses idées. Vous devez vous synchroniser avec elle et prendre en compte tous les facteurs possibles.

Vous savez que votre compagne entretient une relation assez conflictuelle avec sa mère, qu’elle ne l’a pas vu depuis longtemps et qu’elle a l’air assez contrariée depuis ce matin. Attendez-vous à une conversation téléphonique un peu tendue. En écoutant la conversation, tentez de prédire l’émotion et l’intonation de la prochaine réplique de votre compagne dès que vous le pouvez. Sa réplique va-t-elle être interrogative, agressive, surprise ?

Dans votre tête : ses bras s’agitent, elle est en colère. Ses yeux se froncent. Je pense que sa prochaine réplique va être agressive.

L’empathie consiste à capter les émotions de votre entourage. Le mieux étant de s’entraîner dans des situations où les gens vivent de vraies émotions, comme c’est le cas pendant une conversation tendue.

Un autre exemple. Vous attendez à un guichet (La Poste, SNCF etc) : faites l’exercice avec la personne qui est devant vous. Captez directement son état émotionnel dès ses premiers mots. Vient-elle pour une réclamation (colère) ? Pour un simple achat (neutre) ? L’empathie ne consiste qu’à observer, rappelez-vous bien ! Entraînez-vous à vivre à la place des gens qui vous entourent, ne serait-ce que quelques secondes, le temps d’une phrase. Captez leurs émotions la phrase suivante. Recommencez. Ainsi de suite !

2- Décodez les émotions de votre entourage facilement grâce aux transitions émotionnelles

Cet exercice est expliqué dans l’article suivant : cliquez ici !

9 Commentaires

  • Avatar
    Lucas
    25 juillet 2011 à 7 h 33 min

    Salut Felix
    C’est exactement ce que je m’amuse a faire quand je m’ennuie 🙂 Mais je ne savais pas, avant de tomber sur ton blog, que ça pouvait me servir dans ce domaine!
    Dans l’attente du prochain article, a bientôt
    Lucas

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    Matt
    25 juillet 2011 à 12 h 54 min

    Salut Félix,
    L’autre jour j’étais au restaurant avec ma petite tribu, et j’avoue que je me suis régalé, un groupe de personnes (douzaine de personnes) s’est installé à une table, j’ai commencé mon analyse de manière discrète et j’en ai déduit qu’il s’agissait d’un repas entre collègues de travail, notamment entre mécanicien, ils avaient pour certains les ongles noirs, leur “parler”, bien sûr le fil de la discussion n’a fait qu’étayer mon analyse. Bref tout ça pour dire qu’il m’arrive souvent de catégoriser des personnes juste sur une simple impression sans réellement pouvoir dire par quel élément, pour l’exemple dès le début j’avais ressenti le fait qu’il s’agissait de simples collègues de travail et non pas de famille.
    D’autre part il est vrai qu’il y a souvent des choses que je ne préférerais pas ressentir et qui me mettent mal à l’aise, c’est le côté négatif de l’empathie…

    Merci d’être aussi présent pour ton fan club.
    Matt

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      Félix Boussa
      25 juillet 2011 à 17 h 48 min

      Hello Matt,

      Merci pour ton retour, c’est exactement le genre de situation qui permet de s’entraîner sur l’empathie et le mentalisme en général.
      Tu vas peut-être donner des idées aux lecteurs qui passeront par là.

      Au plaisir,
      Félix

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    Adrien - Etre acteur.fr
    25 juillet 2011 à 20 h 14 min

    Salut Felix,
    cet exercice est très utile également pour les acteurs. Apprendre à ressentir ce que l’autre vit, c’est aussi apprendre à vivre ce que l’autre ressent. Et pour un acteur, l’autre c’est le personnage. Donc pour vivre un personnage, il faut d’abord avoir de l’empathie.
    Ca me rappelle que l’exercice number one est d’observer !!

    Merci !

    Adrien

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    Vero
    25 juillet 2011 à 20 h 50 min

    Merci pour tes articles, ton livre, ton esprit et ton style !!
    Je me régale, je m’exerce, j’approfondie mes connaissances…
    Vero

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      Félix Boussa
      25 juillet 2011 à 20 h 56 min

      Hello Vero,

      Merci beaucoup pour ton commentaire ! Très sympa.
      Félix

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    Chacha ...
    20 octobre 2011 à 18 h 31 min

    Exercice interessant, que je vais sûrement appliquer 🙂

    Une remarque, j’ai lu quelques uns de tes articles, et je trouve qu’il y a énormément de choses intéressantes, des choses qui peuvent effectivement être très utiles dans la vie de société que nous vivons. Mais encore une fois, je dois me permettre de rappeler ma critique face à cette tendance qui est d’utiliser ce genre de savoirs pour ” manipuler ” ! Pour moi ce mot symbolise le fait de tirer profit des autres, penser à soi à l’encontre de l’autre. Or énormément de choses dans ce blog peuvent facilement être utilisés dans le sens completement inverse, dans le but d’améliorer des relations mutuelles et donc qui peuvent également être très bénéfiques pour l’entourage… Pourquoi donc utiliser des mots tels que “arme puissante ” ? Pourquoi encourager la “mal” envers autrui?

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      Félix Boussa
      28 octobre 2011 à 22 h 25 min

      La manipulation est aussi une recherche de profit personnel. On ne peut pas toujours être consensuel, donner aux autres, vouloir être le gentil. J’ai toujours découragé mes lecteurs d’utiliser la manipulation comme une arme (le titre de l’article sur le cold-reading est imagé, peut-être tendancieux je l’admets, un tantinet provocateur). C’est quelque chose que j’explique au début de mon livre, tout du long et aussi à la fin.

      Ceci-dit, j’encourage les gens à être un peu égoïstes. A trop vouloir aider, à trop vouloir s’impliquer dans la vie de son entourage, on en souffre. Je suis père de famille, j’ai été chef d’équipes dans mon travail : je n’ai jamais fait preuve d’égoïsme ni de tyrannie. Ceci dit, cela ne m’a pas empêché de chercher des moyens de développement personnel. La recherche d’influence en est un, je t’en parle dans mon autre réponse à ton premier commentaire.

      Je refuse de faire croire aux gens que la manipulation est une pseudoscience magique qui les aidera à résoudre leurs problèmes relationnels et affectifs. Avant tout, je veux faire prendre conscience de l’énorme potentiel de cet “art”, néfaste ou pas. C’est après que j’explique que la manipulation toxique est interdite ici. A chacun de faire son choix ! J’ai tout de même décidé de présenter l’influence comme quelque chose de pro-actif, d’un peu agressif. D’un côté parce que je sais que ça donne plus de piment au blog, de l’autre parce que c’est de cette manière que j’ai appris la manipulation.

      Félix

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