Trop d’empathie ? Vivez votre empathie sans souffrir

Mentalisme 19 septembre 2012

Trop d’empathie ? Vivez votre empathie sans souffrir

Vous avez été nombreux à me poser la même question depuis la publication de mes derniers billets sur le sujet : comment faire pour ne plus souffrir de son “trop d’empathie” ?

Comme le dit Monk (le célèbre détective de San Francisco) à propos de sa phobie du désordre : “c’est à la fois un don et une malédiction”. L’empathie vous permet de détecter le mensonge, de détecter les malaises lors d’une conversation, de savoir si quelqu’un va mal et j’en passe. A côté de ça, l’empathie vous transmet tous les sentiments négatifs des gens autour de vous (surtout de vos proches).

Prenons 2 exemples du quotidien. Un ami, père de famille, vit une situation difficile à son travail. Il risque de tout perdre. Vous êtes empathique ? Son dépit et son angoisse risquent fort de vous envahir lorsqu’il vous parlera de tout ça.

Vous êtes adolescent, une amie à vous (qui étudie dans un autre lycée) vous explique que toute sa classe la rejette pour une raison X. Elle le vit mal, déprime et n’a plus envie d’aller en cours. Vous êtes empathique ? Sa tristesse vous causera probablement une boule au ventre.

Dans les deux cas, vous allez ressentir la souffrance de vos proches. Voici quelques conseils qui vous aideront à prendre de la distance et à mieux vivre votre empathie.

1) Soyez égoïste !

Dans un de mes derniers billets, je vous expliquais qu’il fallait être prétentieux pour réussir. Aujourd’hui, je vous suggère de devenir égoïste. Avez ça, si vous ne devenez pas quelqu’un de bien… !

Trêve de plaisanteries. Lorsque vous subissez les émotions d’un proche, prenez du recul sur la situation. Nous sommes 7 milliards sur la planète. Votre ami va mal, son problème ne vous concerne absolument pas et pourtant, vous êtes aussi mal que lui. Pour quelles raisons ?!

Il y a 6.999.999.998 autres personnes qui vont mal sur la planète (vous en faites même peut-être partie), devriez-vous subir le malaise de chacun ? Non, pas plus que celui de votre ami. Rien ne vous empêche d’être complaisant, c’est même primordial. Je ne vous dis pas de vous moquer de son problème mais simplement de vous rendre compte que partager sa souffrance ne rime à rien. Il souffre déjà assez seul, pas la peine de dupliquer cette souffrance. Ca ne lui rend même pas service.

2) Revenez dans votre tête

Lorsqu’on fait preuve d’empathie, on s’imagine dans la tête voire dans le corps de l’autre. On fait un véritable transfert. Prenez quelques secondes pour “revenir dans votre tête”, pour vous rassurer et dîtes vous bien une chose : “personnellement, son problème ne me concerne pas et je suis dans une situation stable“. On a tendance a prendre les problèmes des autres pour ses propres problèmes lorsqu’on est empathique. C’est une erreur, les problèmes des autres ne nous concernent pas directement.

3) Évitez le contact “nocif” dans les pires moments

L’empathie s’active à plus forte raison lorsqu’on fréquente les gens. Si vous êtes seul dans votre canapé, l’empathie que vous avez ressenti les minutes auparavant se dissipera progressivement. Si vous n’en pouvez plus de la boule au ventre que vous cause les problèmes de votre proche, restez seul un moment et détendez-vous en regardant un bon film ou une série. Repensez de temps en temps aux points 1 et 2.

4) Parlez-en à un autre ami

Lorsqu’on a un problème, le fait d’en parler à un proche aide souvent à se libérer d’un poids. Lorsqu’on ressent le problème de quelqu’un d’autre par empathie, c’est la même chose. N’hésitez pas à parler de ça à quelqu’un de neutre : “Je me sens mal pour mon ami Paul… il va perdre son travail… ça me ronge…” Le simple fait d’extérioriser vous fera du bien. Par contre, n’en parlez pas à Paul lui-même, ça ne fera qu’amplifier le malaise en le faisant culpabiliser.

Il est important d’en parler à quelqu’un de neutre qui ne connait pas Paul pour une raison simple : si vous transmettez votre angoisse à un autre ami de Paul, cette personne passera dans le même état que vous.

5) Ne transférez pas la situation, vous subissez déjà des émotions

Pour reprendre l’exemple de Paul qui va perdre son travail : ne rentrez pas physiquement dans sa sphère d’angoisse. Si Paul cherche du travail, ne vous mettez pas à chercher du travail pour lui comme si vous cherchiez du travail pour vous. Vous passeriez d’un transfert d’émotions à un transfert de situation, le malaise sera grandissant. Détachez-vous de la situation.

Aidez Paul s’il vous le demande, participez AVEC LUI à sa recherche d’emploi (en allant à des rendez-vous avez lui, en vous rendant chez lui…) , mais n’épluchez pas les petites annonces chez vous tout seul lorsque vous avez du temps libre.

Cet exemple du demandeur d’emploi est assez abrupt. C’est une illustration grossière. Vous devez l’adapter à votre situation. L’idée sous-jacente est simple : ne vous faites pas subir la situation de vos proches, vous subissez déjà leurs émotions.

6) Enfermez-vous dans une bulle

Contrairement à l’exercice des transactions émotionnelles qui vous aident à développer votre empathie, vous pouvez vous mettre dans une bulle pour la diminuer.

La gestuelle est importante. Une position “bulle” peut-être la suivante : sur votre canapé/lit avec un casque et de la musique pour “désactiver” l’ouï, les jambes qui ne touchent pas le sol pour fermer votre gestuel (vous pouvez vous recroqueviller un peu), dans une pièce qui ne donne pas directement sur l’extérieur pour désactiver le visuel (en gros, n’ouvrez pas les fenêtres en grand mais pas la peine d’être dans le noir non plus).

L’empathie est quelque chose de très complexe à décrire, très compliqué à faire progresser… et très compliqué à désactiver. Cet article vous donne quelques clefs, que j’utilise fréquemment pour me sortir des mauvais pas. J’espère qu’il vous sera profitable.

N’hésitez pas à suggérer vos méthodes personnelles en commentaires !

PS : si vous voulez des techniques mentalistes beaucoup plus poussées, regardez le livre que j'ai écrit sur l'art de la manipulation mentale et le mentalisme.

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Auteur turbulent, et fondateur de l'Institut Pandore. Je me lasse de tout, sauf d'apprendre et de dire des gros mots. J'écrivais sous pseudonyme (Félix Boussa et Charles Cohle).

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49commentaires

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Je tombe bien tard sur cet article par rapport à sa rédaction. Et j’ai ressenti un vrai malaise : mon trop plein d’empathie nuirait à moi même ? Mais c’est tout ce qu’on est ! L’homme est empathique par nature, c’est là même tout ce qui le défini. Je suis moi même un hyper-empathique. Oui, je suis une véritable éponge. Oui, je saisi toutes les émotions de mes paires et les prends en peine face. Oui, je ne peux m’empêcher d’aider tout ceux qui m’entourent, et souvent au détriment de moi même ! Et l’auteur a raison sur un point : prendre du recul. L’empathie est ce que je suis, alors je la vis. Grâce à elle j’ai aidé tellement de gens. Bien sûr qu’elle m’a bouffé, bien sûr qu’elle m’a fait passer des nuits difficiles. Mais le prix a payé en valait tellement la peine. Empathiques, vous êtes de ceux qui comprennent les gens, vous êtes de ceux qui comprennent leurs souffrances, qui les vivez. Et c’est pour cette raison que vous les aidez. L’altruisme est égoïste : c’est parce que vous aidez les autres que vous êtes heureux !

Quand je rentre le soir et que je me regarde dans le miroir, ce n’est pas ce que j’ai fait pour ma petite personne qui me rend fier, mais ce que j’ai fais pour aider tous ceux autour de moi. Le self made man est un gros bull hit ! Ce sont bien vos actions avec les autres qui vous forment.

Vive l’empathie, elle rend l’homme plus beau qu’il n’est, elle le grandi, alors cultivons la ! Qu’elle soit exagérée, hypertrophiée et magnifiée ! C’est en comprenant l’autre, en se mettant à sa place, qu’on réduit les inégalités. Prenons la pour leçon, et construisons un monde meilleur.

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Bonjour, moi depuis toujours je me suis toujours senti différentes des autres, j’avais l’impression de ressentir des choses que les autres ne percevait pas.

Par exemple comme il est écrit dans l’article, quand il y a un malaise dans le groupe, ou que quelqu’un ment il y a comme une alarme qui sonne dans ma tête et donc je sais toujours si une personnes est mal ou si il ment parfois quand au début d’année dans la classe je sens tout de suite les personnes au mauvais fond et à chaque fois ses personnes se montre méchante ou moqueurs avec moi et chaque fois que ce genre de personnes que je n’apprecie pas m’adresse la parole je n’arrive plus a parler et j’ai chaud.

j’ai aussi un drôle de ressenti avec la nature ou les animaux comme si on était connecté.

Et j’avais une questions est ce que tout ça fais de moi une Empathe?

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Merci beacoup très utile pour moi

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Hypocrisie,quand elle vous tient 😉

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Salut .. j’adore lire vos articles ,cela dis j’essaie votre méthode des fois sa fonctionne je répète ces phrase dans ma tête mais des fois sa marche un ti moment et directement a l’heure qui suis je mijote a nouveau et je me retrouve sans y penser entrain de tomber dedans……mais je continuerai à essayé sa vaut le coup .assez de mal comme ca .. merci a vous

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Moi je suis empathique mais équilibrée. Je comprends et détecte à chaque fois ce que quelqu’un peut ressentir mais j’essaierai toujours d’aider vraiment la personne. C’est à dire je ne m apitoie pas sur son sort déjà et ca ne m’empêche pas de lui dire quelques vérités blessantes mais utiles. La franchise est parfois oubliée par les vrais empathes qui n’osent pas faire de peine ! Ma mère est une empathe excessive et franchement ce n’est pas une qualité… Elle est étouffante de compassion et d anticipation à mes besoins. Et parfois d’entendre des vérités à mon sujet m’aurait aidé à moins souffrir car quand je suis arrivée dans ma vie d adulte je suis tombée de très haut! Alors oui ma mère est gentille, adorable, un soleil etc… Mais elle a des défauts et qui sont bien masqués car le monde ne sen rend pas compte et elle même pense être pleine d altruisme et ne comprend pas mes reproches… C’est compliqué !

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je suis probablement dans le meme cas que ta mere, quels conseils pourais tu me donner ?

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Marques de Oliveira Christina

Bonsoir je suis vraiment ravie d’être enfin tomber sur ce site, j’aimerais vraiment que vous m’envoyez un exemplaire. Je vous remercie d’avance. Cordialement Mme Bleuzet Christina

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Il vaut mieux éviter tout les genres de drogues regulièrement l’empathie se manifestera même sous leurs emprises rapidement et c’est pas beau à voir et personnellement les travaux intellectuel regulié comme les math m’on beaucoup aidé, ça à pris 2-3 semaines facile mais les résultats sont très agréables à constater.

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bonjour , souvent on dit qu’être en empathie ,c’est être dans la tête de l’autre, en fait c’est être dans le coeur de l’autre je suis tombé sur cette page en cherchant des soluces pour mon prob d’empathie, mais vous n’avez donné que des soluces que j’ai déjà trouvé . ces soluces marchent mais me renvois à d’autres problèmes avec le temps, allant d’un extrême à l’autre pour ne plus souffrir je suis prisonnier de cette bulle . enfin pour moi , ce n’est pas une bulle mais une armure, elle protège mais en même temps elle dissimule mon vrai moi , du coup avec le temps je ne suis plus qui je suis enfin c’est mon sentiment (le mien 🙂 c’est déjà ça ), d’où ma recherche d’autres soluces. bonne continuation

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Empathie vient du grec “pathos” qui signifie souffrance, donc l’empathie c’est une sorte de souffrance ?

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Bonjour,
Je ressens beaucoup d’empathie à l’égard des autres être humains. Je suis très sensible et aimerait sauver le monde entier du mal qui est partout.
Je suis encore jeune et j’aimerais apprendre de certaines erreurs mais c’est difficile. Etre trop gentille parfois me fais souffrir. Merci pour le conseil d’être égoïste qui reste néanmoins très difficile à appliquer.

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Merci pour tous ces petits “trucs”, j’en ai grandement besoin en ce moment…

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Bonjour,

Personnellement ce qui m’aide beaucoup c’est d’être devenue psychologue … les enseignements sur l’approche humaniste d’Erikson doivent nous guider. Il est nécessaire dans le travail thérapeutique d’être empathique mais il ne faut pas trop l’être, et cette apprentissage nous permet d’arriver à gérer son empathie à un équilibre correcte. Ensuite on ne peux pas aider l’autre à sa place, au plus on va faire à sa place, au moins il va faire, il faut l’aider à trouver ses ressources ( c’est le cas en thérapie systémique, en TCC en thérapie centrée sur les ressources …etc.) C’est une chose très dure a faire pour les empathe et apprendre ça c’est un long travail mais ça aide énormément, et ça rejoint le point numéro 5. Je pense que la méditation de pleine conscience est une bonne chose car elle nous aide à laissée venir penser et émotions positives ou négatives et à les laisser passer sans les rejeter … ça fait beaucoup de bien quand on est empathe d’apprendre à simplement laisser passer sans avoir à lutter contre, en restant en paix avec ça. Enfin pour ma part l’art m’aide a exprimer, relacher tout un tas d’émotions, d’ailleurs j’anime des ateliers d’art thérapie. Ce qui aide aussi dans notre formation de psychologue sont les cours sur la régulation des émotions : ce devrait être un livre présent sur notre table de chevet, apprendre qu’il n’y a pas d’émotion négative mais plutôt un spectre d’émotion, que chaque émotion a une fonction et qu’elle vont et viennent à tout moment est capital! Et surtout apprendre comment gérer ses émotions, comment les réguler, comment revenir à un point d’homéostasie émotionelle!
J’espère que ce commentaire vous donnera envie de lire et vous permettra de trouver d’autre outils pour vous aider.

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Bonjour,

Merci à Félix pour l’article, merci à tout le monde pour les commentaires et témoignages, et merci à Camille pour ce précieux commentaire plein de sagesse.

Je me découvre également un trop-plein d’empathie suite à quelques claques dans la gueule (à 40 ans… vaut mieux tard…) et découvre une nouvelle dimension de moi même, dans la douleur.

Tout ce que j’ai pu lire ici m’aide beaucoup, me donne des pistes pour mieux gérer ma situation et même offre des perspectives.

Merci

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Avec plaisir Romain. Bon courage.

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Bonjour eugénie quel prénom de génie, je comprends parfaitement tes émotions ,j’ai moi aussi ressenti les mêmes choses que toi. Actuellement je me sens très mal car une jeune personne est venue dormir chez moi quelques jours, j’ai brutalement ressenti sa détresse quand elle est partie, je me suis sentie dévastée par son mal être. J’essaie de me liberer de cette invasion en vain.Il m’est arrivé de ressentir la souffrance ,le désarroi de mes proches ,prés de moi ou éloignés, c’est très difficile à vivre. On a beau essayer de se raisonner de se distraire de se vider la tête, ces ressentis s’estompent progressivement.Je peux avoir de longues périodes de tranquillité,mais ces phénomènes sont récurrents. L’article est très intéressant.

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Bonjour,
Tout à l’heure, j’ai croisé une copine qui m’a expliqué le cancer de son fils de 3 ans, ce n’est pas une amie, je ne ressens pas de peine insurmontable mais mes larmes coulent sur mes joues sans que je puisse les retenir.
Pareil à l’enterrement d’une personne que j’aimais bien mais je n’étais intime non plus, mes larmes ont coulé alors la jusqu’à ce que je sorte de l’église, ( durée de la cérémonie 1 h ) , vous l’expliquez comment ce phénomène ?
Je m’isole beaucoup des humains pour ne pas me bousiller le cerveau , mais je ne crois pas que ca soit la bonne solution ……

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Bonjour,

C’est la première fois que je fais des recherches sur cette souffrance qu’est l’hyper empathie et d’une certaine manière je me sent un peu moins seule.
De même que la plupart des gens qui ont écris, je n’arrive pas à mettre une distance entre la souffrance des autres et moi-même. Mais au delà de ce que je peux ressentir pour tous les êtres vivants de cette planète et même pour la planète toute entière, c’est le sentiment d’impuissance qui me ronge.
Je tente actuellement un travail sur moi même pour faire cesser ce reflexe émotionnelle qui est le mien.
De plus, j’ai beau en parler et expliquer aux proches qui m’entourent ce que je ressent, ce sentiment immense de tristesse qui peut m’envahir à tout moment, je me sent incomprise. Personne jusqu’à présent n’a pu trouver les mots pour apaiser cela. Je me sent en décalage complet avec le monde dans lequel je vis.
Depuis toute petite ces pensées m’habitent.
Lorsque j’avais 5 ans, j’étais en vacances avec mes parents en Espagne. Nous déjeunions dans un restaurant et un poste de télé était allumé. C’était une corrida. Il m’a fallu un moment avant de comprendre ce que l’on faisait subir à cette pauvre bête. Cette expérience a été traumatisante pour moi. Je découvrais alors que certaines personnes pouvaient être malveillantes, cruelles. J’ai perdu une partie de mon innocence ce jour-là, et aussi de ma confiance l’humain. De là, j’ai commencé à me poser pleins de questions. Et la viande dans mon assiette? D’où vient-elle? Que subit-elle? Pour qui? Pour moi? Ce n’est pas ce que je voulais pour ces êtres vivants que j’admirais tant! J’ai alors commencer à éliminer certains animaux de mon régime alimentaire jusqu’à devenir végétarienne. Et aujourd’hui, j’avoue que la simple vue d’un morceau de viande me brise le cœur! Imaginez mon désarroi et mon sentiment d’impuissance au quotidien. Je dois me taire, tenter de fermer les yeux et laisser les autres vivre comme ils l’entendent, mais dans mon cœur, les armes coulent. Et s’il n’y avait que ça…
J’ai un jour décider de partir en Inde, avec le rêve utopique d’y trouver des réponses et d’en revenir soulagée. Ces voyages m’ont bien fait grandir, c’est sûre, mais la désillusion n’en a été que plus grande. Là-bas la souffrance était partout. Question de karma me disait-on… Sur certains aspects, j’ai adoré certaines rencontres qui ont pues momentanément m’apaiser, mais je ne pouvais fermer les yeux suffisamment longtemps pour y trouver le calme.
Un aspect positif tout de même, c’est qu’au moins là-bas je pouvais tous les jours faire quelque chose pour quelqu’un. Apporter un peu de nourriture, de compagnie, d’attention. De mon temps et de mon amour en somme… Mais pas suffisamment.
Aujourd’hui, je cherche des solutions pour trouver une forme de paix. Je suis consciente que ma souffrance n’empêchera pas le monde d’être ce qu’il est, plein d’injustices, de violence, de douleur et d’amour parfois aussi (heureusement), mais je n’ai pas encore trouver la clef qui me fera accéder à ce monde intérieur qui me fait tant envie.
J’ai beaucoup donné de mon temps pendant quelques années, m’y épuisant parfois. Aujourd’hui j’ai un enfant, un travail, des animaux, une maison, le temps me manque et je me sent peu utile. J’ai l’impression de ne pas assez en faire pour autrui, ça me culpabilise.
Je pense beaucoup à ce que je devrais transmettre à mon enfant. Je ne veux pas qu’il souffre comme moi, mais je ne veux pas qu’il vive tel un égoïste. C’est un juste milieu qu’il me faudra apprendre avant de pouvoir le lui transmettre. Je cherche encore la voie.
Merci de m’avoir lu si tel est le cas, et je suis ouverte à toute discussion et à tous conseils. Chaque parole bienveillante est un réconfort pour moi, surtout quand cela vient de personne qui elles aussi peuvent comprendre cet état d’âme.

Et pour conclure, je dirai que je vous ais ouvert une partie secrète de mon cœur. Au quotidien je suis quelqu’un d’enjouée, tout le monde ne soupçonnerai pas qu’il se passe toutes ces choses derrière mon sourire.

Je vous souhaite à tous, tout l’amour du monde!

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Bonjour,

je “souffre” d’hyper-empathie, non pas de façon maladive car j’ai la capacité intellectuelle d’y mettre une distance et de voir cela comme une qualité, ou plutôt une capacité différente de celle des autres.
Mais il vous faut savoir que cela résulte d’un phénomène physique et non pas d’une capacité développée ou non. Le cerveau de personne de ce type contient trop de neurones miroirs.
Faites des recherches à ce sujet et vous aurez des réponses à vos questions.
Prenez cela comme une capacité, et non comme un handicap de vie, et vous pourrez “jouer” de vos relations aux autres en les enrichissant d’une distance que vous seul pouvez mettre entre eux et vous.
Titillez, fuyez, parlez, aidez, mais surtout écoutez VOUS!

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Bonjour,
Je ne suis pas vraiment d’accord avec ce qui est écrit, je pense que vous confondez empathie et compassion. J’estime être empathique, on me le dit, je tiens compte des autres, j’y suis sensible, je les écoute et les comprends dans une certaine mesure ,il faut être humble à ce suje, mais pour autant je n’ai pas la “boule au ventre” et je fais la part des chose.

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Bonjour eug,

C’est une façon de voir les choses, mais tout le monde ne vit pas son empathie aussi bien. Voila pourquoi j’ai écrit cet article. Merci pour votre commentaire en tous cas !

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Bonjour, je ne sais pas si ce blog est encore actif et si l’auteur verra mon message, mais je tien à le remercier pour ces conseils…
Je suis hyperempathique, et je dois avouer que c’est vraiment très dur de vivre avec… Je ressent tout, que ce sois physique ou mental, tout ce que mon entourage ressent, je le ressent également, comme si il s’agissait de moi… Et faire la distinction entre mes émotions et douleurs, et celle des autres est un vrai calvaire, je n’y arrive tout simplement pas…
J’espère que tes conseils pourront m’aider un minimum, merci pour cet article

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Merci Ophélie, je suis heureux si ces quelques conseils peuvent vous aider.
Bon courage !
Félix

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